Je ne pouvais pas décemment vous laisser sur l'impression de l'article d'hier : non, quand même, j'ai l'habitude de partager les photos et tout, pensez... c'est la raison pour laquelle j'ai choisi cette photo de Claude GIRAUD dans Angélique mais ne m'en demandez pas plus quand même !
Le Cavalier Noir apprécia les serviettes réchauffées au feu de bois -qui pour une fois ne sentaient pas la fumée- que Gertrude lui avait apportées. Elle le connaissait depuis sa naissance cette brave femme et lui avait changé les couches plus d'une fois (clin d'oeil à Sébastien parmi les hommes où Thomas avait connu Pierre Maréchal dans ses langes) et ma foi, elle en avait vu d'autres.
Le Cavalier Noir lui demanda si elle avait eu des nouvelles d'Hildegarde : pas de sms, pas de portable, pas d'ordi, les nouvelles venaient sur pied et en chair et en os à l'époque... il faut bien dire que c'est quand même un être fait de chair et de sang notre Cavalier Noir et qu'il a les mêmes envies ou besoins que tout le monde. Il l'avait connue par l'entremise du notaire des Fiancées de l'Empire qui avait pour habitude de conter fleurette à tout ce qui portait jupon (maintenant avec un truc comme ça, il serait retrouvé en garde à vue, tu sais comment !). Mais Hildegarde n'était pas de celles qui vont avec n'importe qui, elle était au fond d'elle secrètement amoureuse du Cavalier Noir avec qui, il faut bien le reconnaître, elle avait franchi le pas !
Ce dernier, farouchement attaché à sa liberté, fier et beau comme seuls peuvent l'être les cavaliers noirs qui sont capable de jouer à la fois dans Phèdre, le Gardien et les Saigneurs, avait donc un coeur ! Un gros coeur avec de petites ailes qui savait roucouler quand il le fallait...
Gertrude lui assura qu'elle arriverait très tôt dans la matinée et qu'elle la lui enverrait une fois qu'elle aurait décrotté ses jupons car les sentiers avaient été rendus boueux par une forte pluie. Hildegarde ne montait pas à cheval, elle s'asseyait dans une petite charrette conduite par un cheval de trait. Mais il l'aimait bien le cavalier noir : elle sentait bon, elle était jolie et intelligente et ne passait pas son temps à lui scier les oreilles avec ses bavardages. Il fit bien d'aller se coucher tout de suite et de se mettre à ronfler comme il savait si bien le faire : oh, pas un vilain ronflement qui fait trembler les murs, non, juste un petit bruit pour s'assurer qu'il est bien endormi.
Et il dormit du sommeil du juste jusqu'au matin, se réveillant de bonne humeur en voyant à son chevet l'élue de son coeur : heureusement qu'il était de bonne humeur ! Il ne s'attendait pas à la nouvelle qu'elle allait lui annoncer.... crotte alors ! Il va encore falloir que l'on cherche un prénom ! (cf. les histoires d' Amédée et Gontran)
Voilà les z'amis : si vous avez fait attention, dans mes élucubrations, j'ai cité plusieurs feuilletons ou pièces dans lesquels a joué Claude GIRAUD. Lesquels ?
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